Edito

Il m'est toujours très agréable de vous retrouver régulièrement par le
biais de cette lettre qui a la modeste ambition, ces deux mots ne sont
pas forcément antithétiques, de renforcer le lien qui nous unit en
tant que membres de la communauté française en Asie du Nord mais aussi
de vous informer de tout ce qui touche, de près ou de loin, à votre
vie à l'étranger.
L'Assemblée des Français de l'Etranger, quatrième assemblée de la
République, après l'Assemblée Nationale, le Sénat et le Conseil
Economique, Social et Environnemental a été instituée pour défendre
plus spécifiquement les droits des deux millions et demi de Français
qui ont fait le choix de vivre hors des frontières de leur pays.
Elle se réunissait à Paris dans la première semaine de septembre. Les
155 élus, venus des quatre coins du monde, et les 12 sénateurs des
Français établis hors de France se retrouvaient ainsi, comme quatre
fois l'an, pour y défendre vos intérêts. J'y représentais l'Asie du
Nord.
Cette longue et intense semaine de travail permet de traiter en
commission des questions d'énseignement, de sécurité, des affaires
sociales, culturelles, économiques et fiscales et bien d'autres sujets
encore qui vous concernent. Elle permet aussi d'intervenir auprès des
administrations centrales et d'interpeller le gouvernement par le
biais des questions orales et écrites sur des points particuliers. Tel
est le rôle de vos élus lorsqu'ils se rendent à Paris abandonnant
ainsi très provisoirement leur poste sur le terrain et dans leur
circonscription, où ils jouent toute l'année le rôle d'interlocuteurs
prévilégiés des postes diplomatiques et consulaires.
Dans ce numéro, j'ai choisi d'évoquer ce qui constitue certainement
deux des plus belles avancées que l'on doit à l'action de l'AFE : la
Caisse des Français de l'Etranger, prolongation de la Sécurité sociale
au-delà des frontières et la gratuité des lycées français à
l'Etranger. Ces deux beaux résultats procèdent de la même volonté
d'offrir aux Français de l'Etranger les mêmes droits que ceux accordés
aux Français de Métropole. Comme pour la CFE, la mesure de gratuité
scolaire rappelle simplement que les Français de l'Etranger sont des
citoyens à part entière qui méritent la même considération de la part
de leur pays et des droits équitables. J'ai toujours défendu cette
mesure avec pugnacité et sans équivoque car, disons le, on ne se
trompe jamais de camp quand on choisit celui de l'équité.
Je vous souhaite une bonne lecture.
Bien cordialement.
Mission de la Caisse des Français de l'Etranger en Chine.

L'équipe de Direction de la Caisse des Français de l'Etranger (CFE),
prolongation à l'étranger de la Sécurité Sociale, mène en ce moment
une importante mission en Chine. Elle est passée à Pékin et poursuit
sa route vers Shanghai et Hong Kong. Conduite par le Sénateur
Jean-Pierre Cantegrit, Président fondateur de la caisse, elle vient à
la rencontre des Français de Chine (ils sont 4700 adhérents en Chine
et 2500 à Hong Kong soit environ 15000 ayant-droits) pour faire la
promotion de ses produits mais aussi expertiser un certain nombre
d'établissements hospitaliers pour éventuellement établir des
conventionnements en vue de pratiquer le tiers payant, ce qui serait
une belle avancée en termes de soins pour les Français de Chine. 30
établissements pratiquent déjà dans le monde le tiers payant pour la
CFE.
La CFE propose une assurance maladie-maternité pratiquant les
remboursements sur la base de ceux de la Sécurité Sociale française.
L'adhésion volontaire à cette caisse présente de nombreux avantages
par rapport à la souscription à des contrats privés : les ayants
droits, français ou étrangers, bénéficient des mêmes droits sans
surcoût, la cotisation dépend des revenus, les séjours de moins 3 mois
en France sont couverts et surtout la CFE assure la continuité lors du
départ et lors du retour en France avec la Sécurité Sociale sans
rupture des droits. Elle permet en outre d'accéder au régime de
retraite par l'intermédiaire de la CNAV. Elle couvre toutes les
catégories de Français de l'étranger, les chargés de famille, les
étudiants, les retraités, les salariés et les indépendants. Une
assurance complémentaire d'origine privée permet d'augmenter les taux
de remboursement.
Il est à noter que la CFE lancera à l'automne un "package" destiné aux
jeunes leur proposant une assurance complémentaire assurant le
rapatriement et le tiers payant, un produit qui leur sera fort utile,
puisqu'ils sont très nombreux à venir tenter leur chance en Asie du
Nord. Enfin, et cela est peut-être le plus remarquable en ces temps de
faillite généralisée, la CFE est la seule caisse d'assurance-maladie
qui ne soit pas en déficit,et ce, en pratiquant des tarifs
relativement modiques.
En savoir plus sur le site de la CFE.
La mesure de gratuité dans les lycées français à l'étranger.

Elle faisait partie des promesses de campagne du candidat président,
elle est depuis deux années effective aux trois classes, seconde,
première et terminale, de tous les lycées français à l'étranger. La
scolarité des élèves français de ces classes est en effet prise
désormais en charge par la communauté nationale.
Cette mesure fait toujours débat et l'objet d'incessantes polémiques.
Ces opposants la jugent coûteuse et pensent que l'argent qui lui est
consacrée devrait servir à compléter le financement des bourses
scolaires ou à abonder le budget de construction et de réfection des
établissements scolaires. Des chiffres souvent infondés ont été
avancés et repris aveuglément par la presse. Un rapport parlementaire
a été commandé par le Président de la République pour faire le point.
Ses conclusions seront connues dans quelques semaines.
Pour y voir plus clair, le Sénateur Robert Denis del Picchia, Sénateur
des Français établis hors de France et inspirateur de la mesure de
gratuité, tire un argumentaire exhaustif de cette mesure, qui
favorise, entre autres, le déploiement à l'étranger de nos petites et
moyennes entreprises pour lesquelles les frais de scolarité des
enfants de leurs expatriés est souvent un frein financier à leur
projet.
Télécharger l'argumentaire du Sénateur del Picchia.
L'Association du mois : le programme FLAM en Chine.

L'objectif premier du programme FLAM est de permettre à des enfants
français (y compris binationaux) dont les parents sont établis dans un
pays étranger non francophone et qui sont scolarisés dans des
établissements locaux,de conserver la pratique de la langue française
et le contact avec notre culture, en suivant, dans un contexte
extra-scolaire ou parascolaire, des programmes spécifiques.
Le programme peut répondre aussi bien aux besoins de familles
binationales dont l'établissement dans un pays donné est souvent de
longue durée, qu'à ceux de familles expatriées pour des périodes moins
longues qui ne profitent pas pour des raisons diverses de la présence
d'établissements d'enseignement français à l'étranger homologués. Ces
programmes de cours et activités, initiés et pilotés par une
association dûment constituée et habilitée à demander, recevoir et
gérer des subventions, doivent être organisés pour un effectif minimum
de 10 élèves français (dont binationaux le cas échéant) auxquels
peuvent se joindre des élèves d'une autre nationalité. Les
enseignements de langue et culture française s'adressent à tous les
niveaux de l'enseignement scolaire de l'âge de grande section de
maternelle (année du 5e anniversaire) aux classes du secondaire (fin
de l'enseignement obligatoire en France : année du 16e anniversaire).
Ils peuvent être dispensés dans un établissement scolaire (en dehors
des horaires de classes) ou tout autre local adéquat.
Les associations FLAM en Chine sont nombreuses, on pourra citer celle
de Shenzhen, de Shanghai mais aussi la tout naissante association de
Qingdao. Celle de Pékin, la première en Chine continentale scolarise
désormais une soixantaine d'enfants regroupés en 7 classes par classes
de niveaux et d'âge.
Aller sur le site institutionnel du programme.
Aller sur le site du programme FLAM à Shanghai.
Aller sur le site du programme FLAM de Shenzhen.
La question orale du mois.

Comme à chaque numéro de la Lettre, j'ai choisi de reproduire une des
questions orales ou écrites que j'ai posée à la dernière session de
l'Assemblée des Français de l'Etranger. Aujourd'hui, j'interroge le
Ministère de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi au sujet des
ventes hors taxes et des commissions prises par certains opérateurs
privés pour le remboursement effectif de la TVA :
Ma question : L'article 262, n°I-2 du code général des impôts énonce
que "le voyageur qui n'a pas sa résidence habituelle en France ou dans
un autre État membre de l'union européenne peut y acheter, en
exonération de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ou bénéficier d'un
remboursement de cette taxe, des marchandises destinées à
l'exportation". Or il apparaît que de nombreux commerçants utilisent
une société de service intermédiaire pour gérer la procédure de
remboursement de cette TVA à l'acheteur en prélevant ainsi sur ce
remboursement une commission très importante.Cette pratique est-elle
conforme aux lois et aux règlements en vigueur à ce sujet ? Si tel
n'est pas le cas, quels sont les recours offerts à l'acheteur pour
récupérer cette commission abusivement perçue ?
Réponse du Ministère de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi
(DRESG) :
Légalement, le vendeur peut :
- soit accorder immédiatement au client la détaxe,
- soit encaisser la TVA et restituer à son client le montant de la
somme qu'il s'est engagé à rembourser.
Parmi les obligations du vendeur, celui-ci doit clairement indiquer à
l'acheteur le montant de la réduction du prix... en tenant compte des
frais inhérents à la vente (frais de virement du remboursement à
l'étranger par ex). La loi, en revanche, ne prévoit pas d'interdiction
pour le vendeur de passer par un intermédiaire. En revanche, il doit
l'informer des frais de remboursement.
Un coup de pouce à Romain.

Comme dans chaque numéro de la Lettre, nous donnons un coup de pouce à
un jeune d'Asie du Nord à la recherche d'un stage ou d'un emploi.
Aujourd'hui il s'agit de Renaud : "Jeune diplômé du groupe Reims
Management School et de l'University of International Business and
Economics (formation trilingue, double Bachelor en management) de
Pékin, j'ai passé mes trois dernières années en Chine entre université
et projets professionnels. Je suis aujourd'hui à la recherche d'un
emploi à long terme à Beijing dans le domaine du marketing, du
management, ou de la stratégie. Je possède une bonne expérience
professionnelle internationale, et une excellente communication en
français,chinois,anglais." Pour le contacter : r.gouraud@gmail.com.
Aller sur le site de Reims Management School.
Aller sur le site de l'UIBE.