Edito

Chères et Chers Compatriotes,
Il y aura quelques occasions où, en remplissant un chèque ou une fiche
d'embarquement, notre stylo s'égarera encore à écrire 2009 à l'endroit
de la date.
Pourtant, il faut s'y faire, nous sommes bien rentrés dans la deuxième
décennie du troisième millénaire. Occasion m'est donc donnée, puisque
l'usage veut qu'on puisse le faire jusqu'au 31 janvier, de vous
souhaiter une bonne et heureuse année 2010.
Cette tradition des voeux consolide le lien social. On ne peut et on
ne doit y déroger. Il faut aussi, je crois, nous souhaiter à nous
tous, Français de l'Etranger, le don de solidarité. En effet, à
l'heure où les débats s'enchaînent en France pour tenter de définir
notre identité déclinée autour de la trilogie "liberté, égalité et
fraternité", ne faut-il pas ajouter à cette antienne la solidarité?
Car par delà nos différences de statuts professionnels, d'origines et
de ressources, nous partageons bien tous ensemble cette particularité
qui nous rassemble de vivre loin de notre pays et souvent de notre
famille ou de nos amis. La solidarité entre chacun de nous est
d'autant plus nécessaire.
Cette lettre mensuelle participe modestement, je l'espère, à établir
un lien de solidarité entre nous tous, les éxilés de métropole.
Dans ce numéro de janvier, (2010!), nous revenons sur la visite du
Premier Ministre en Chine et sur la "gratuité" scolaire dans les
lycées français de l'étranger. Un point également sur l'association
ADIFLOR et un portrait de Michel Haour à Tokyo.A noter le lancement
d'une nouvelle rubrique "Coup de pouce" destinée à aider de jeunes
français à trouver un stage ou un emploi dans la circonscription.
Il ne me reste plus qu'à espérer avoir contribué à votre information.
Toujours à votre service, bien cordialement.
La visite du Premier Ministre François Fillon en Chine.

Le Premier Ministre François Fillon effectuait une visite officielle
en Chine du 20 au 22 décembre 2009. Accompagné d'une importante
délégation de chefs d'entreprise, de ministres et de parlementaires,
il a annoncé au premier jour de sa visite la création par Electricité
de France et la China Guangdong Nuclear Power Corp d'une joint venture
chargée de construire et d'exploiter deux réacteurs nucléaires de
troisième génération EPR à Taishan, dans le sud-est de la Chine. Le
premier devrait entrer en service en décembre 2013, le second en 2015.
Les entreprises françaises Areva et Alstom seront également associées
à l'opération. Sa rencontre avec Wen Jiabao, Premier Ministre Chinois,
s'est elle terminée par la signature d'une douzaine d'accords dont un
contrat pour la fourniture de moteurs pour l'avion chinois C919 pour
un montant de 5 milliards de dollars.
Il a pu aussi visiter le Grand Théatre de Pékin, ouvrage remarquable
de l'architecte français Paul Andreu et devant les étudiants de
l'Université chinoise de Beihang à Pékin, il a déclaré "En
reconnaissant la Chine Populaire, en janvier 1964, le Général de
Gaulle avait pris acte de la continuité historique de la Chine, et
d'une certaine façon il a été le premier dirigeant occidental à
pressentir l'immense potentiel de votre pays. Entre nos deux vieilles
nations, qui n'ont jamais cessé, dans toute leur histoire, de se
projeter vers l'avenir, il existe un lien singulier dont je ressens,
parmi vous, toutes les exigences et toutes les promesses, et je vous
invite à faire fructifier ce lien historique entre le peuple français
et le peuple chinois."
François Fillon s'est également entretenu dans l'après-midi avec Hu
Jintao, Président de la République populaire de Chine. Il a conclu son
voyage par une rencontre avec la communauté française de Pékin et une
allocution dans laquelle il a annoncé la reconnaissance prochaine du
permis de conduire français en Chine. Faisant partie de sa délégation,
j'ai pu lui remettre juste avant qu'il ne pose le pied à Pékin un
courrier attirant son attention sur le projet immobilier du Lycée
Français de Pékin et l'intérêt de son soutien.
Télécharger la lettre au Premier Ministre.
Vos droits :"Gratuité" des lycées français à l'étranger : attention
à la date limite !

Le terme "gratuité" est impropre, il faut dire "prise en charge". Les
frais de scolarité des élèves français dans les établissements
d'enseignement français à l'étranger, qu'ils soient en gestion
directe, conventionnés ou homologués sont désormais pris en charge,
c'est à dire payés intégralement par la communauté nationale, dans les
classes de seconde, première et de terminale selon la volonté du
Président de la République.
L'an dernier beaucoup de parents des élèves éligibles à cette prise en
charge ont pensé que celle-ci allait de soi, comme ce serait le cas
pour une gratuité. Le fait qu'il faille remplir un dossier pour
l'obtenir tient à ce que seuls les enfants non boursiers ou dont
l'entreprise des parents ne paient pas les écolages y ont droit.
L'administration vérifie ainsi ce point.
Depuis l'an dernier, il y a une date limite de dépôt du dossier qu'il
faut respecter. Des familles de toute bonne foi, n'ont pas rempli leur
dossier à temps et se voient refuser aujourd'hui le bénéfice de cette
prise en charge. J'ai interrogé l'Agence pour l'Enseignement Français
à l'Etranger sur ce point dans une question écrite (en attaché),
d'autre part la représentation nationale en la personne du Sénateur
Robert Denis del Picchia, Sénateur des Français établis hors de France
et représentant du Sénat au Conseil d'Administration de l'Agence, se
prépare à intervenir auprès de Bernard Kouchner, Ministre de tutelle,
et appelle les parents concernés à saisir le Médiateur de la
République par son intermédiaire.
Pour l'avenir et pour les enfants qui pourront bénéficier de la prise
en charge en 2010/2011, il est demandé aux parents d'être vigilants et
de vérifier en s'adressant à leurs établissements scolaires respectifs
la date limite de dépôt des dossiers qui devrait être fixée pour les
prochaines semaines. Pensez à demander lors du dépôt un accusé de
réception avec la date. Le dépôt d'un dossier doit être renouvelé
chaque année à partir de la classe de seconde.
Télécharger la question écrite et sa réponse.
Coup de pouce : Renaud cherche un stage de fin d'études.

J'ai suivi un parcours universitaire international commencé au CESEM
de Reims (groupe Reims Management School) puis poursuivi durant 3 ans
en Chine à l'University of International Business and Economics (UIBE,
Pékin). Je suis actuellement en dernière année et suis donc à la
recherche d'un stage de fin d'études en Chine dans le domaine du
marketing ou du management pour une durée de 4 à 6 mois à partir de
février 2010. Je parle chinois couramment. renaud@delivonniere.com
Ecrire à Renaud.
Association : ADIFLOR en Asie du Nord.

L'Association ADIFLOR (Association pour la Diffusion Internationale
Francophone de Livres, Ouvrages et Revues) est une association
reconnue d'utilité publique à but non lucratif créée en 1985 par
Xavier Deniau, ancien Ministre, est présidée par Louis Duvernois,
Sénateur des Français établis hors de France.
Chaque année, grâce à ADIFLOR, plus de 200 000 livres neufs viennent
enrichir des bibliothèques publiques, des centres de documentation et
des établissements scolaires ou universitaires de pays francophones ou
francophiles. Avec ADIFLOR et l'aide du Cabinet du Premier Ministre,
j'ai pu offrir des livres en Chine à l'Association FLAM de Pékin et de
Shenzhen, l'école française de Chengdu et celle de Wuhan ainsi que
l'école congolaise de Pékin. L'an passé, c'est l'école française du
Kansaï au Japon, le centre culturel de Yokohama et le lycée français
de Tokyo qui avaient reçu des livres par une action similaire.
Aller sur le site d'ADIFLOR.
Mon représentant à Tokyo : Michel Haour.

De tempérament éclectique, il étudie en faculté des Sciences, puis
d'Economie et aux Langues O. Le hasard des classes surchargées en
chinois l'amènera à choisir l'apprentissage du japonais ce qui
déterminera sa vie. Il s'installe ainsi au Japon pour y créer une
agence de voyages réputée qu'il dirige maintenant depuis plus de 30
ans pour répondre à la demande d'évasion des étrangers qui vivent au
pays du Soleil Levant. Le Japon lui servira de plateforme pour
explorer l'Asie, son continent de prédilection et en 1981, il se
mariera aux Philippines. De cette union naîtront deux enfants.
Fier de son pays et de ses compatriotes, Michel Haour se sent
solidaire des siens et contribue avec générosité au dynamisme de
l'Association des Français du Japon. A la fois structure d'accueil des
Français via « Japon Accueil » et organisatrice d'événements, elle est
également une caisse de secours, pour venir en aide aux Français du
Japon dans le besoin. Il en sera cinq fois Président avant d'en être
Président d'Honneur. Il fut aussi membre du bureau de l'Association
des Parents d'Élèves du Lycée Franco-Japonais de Tokyo ainsi que
Trésorier du Business Owner Club de Tokyo.
Passionné de bridge, « le roi des jeux », il a créé une équipe de
compagnie qui, en première division japonaise, fait partie des six
meilleures équipes du Japon et va tenter cette année de gagner le
championnat national. Quel beau parcours !
Aller sur le site de l'Association des Français du Japon.